CARTE BLANCHE VIRGINIE DESPENTES

Du 22 au 24
octobre 2017

CARTE BLANCHE VIRGINIE DESPENTES

Elle est anticonformiste et pourtant tout le monde l’adore, les punks et les gens bien comme il faut, les religieux et les profanes. La sulfureuse Virginie Despentes inspire, fascine et bouscule l’ordre établi, en douceur mais avec ferveur. Elle dit ce qu’elle pense et défonce intelligemment toutes les formes de domination : masculine ou de classe. Quel plus grand rêve pour les cinéphiles que d’explorer son univers cinématographique par le biais d’une carte blanche ?
C’est elle qui le dit : « La question du genre est centrale. » Et dans sa programmation, à l’image de son œuvre, on le retrouve sous toutes ses formes : le genre humain, féminin, masculin, trans, ou le film de « genre » – un genre à part, mal aimé, pas assez noble. Tout comme avant, la peinture de « genre » : autre sous-genre, en bas de l’échelle, qui avait la banalité de représenter la vie quotidienne, et qui fut porté à un point de perfection par Le Caravage puis par ses disciples.
Illustres descendants, parmi lesquels on retrouve en tête Pier Paolo Pasolini qui filmait les fils du peuple, comme Le Caravage les peignait. Et Virginie Despentes, qui écrit et filme ces mêmes vies déchirées, de manière brutale et poétique.
Virginie qui rendra hommage à Pier Paolo avec Béatrice Dalle, une autre sulfureuse, en déclamant ses textes en musique avec le groupe Zëro.
Entre sulfureux on se comprend. Nous, on les admire et on les remercie de marquer leur temps et le nôtre par leur génie.

Les films
de la programmation 2017

V.Despentes + B.Dalle + Zëro : Lectures musicales de l’oeuvre de Pasolini

Au début il y a des mots, ceux de Pier Paolo Pasolini. Ils sont accompagnés par la musique du groupe Zëro, guitare, clavier, batterie et synthé pour revisiter les poèmes, articles et correspondances du grand écrivain.
Puis il y a des voix, celles de Virginie Despentes et Béatrice Dalle. Elles donnent vie à ces écrits et nous replongent dans l’Italie de l’après-guerre qui a quelque chose à nous apprendre de notre pays aujourd’hui et maintenant.
Poétiques et sulfureux, les textes de Pasolini sont mis en valeur par deux femmes qui partagent la même envie de questionner le monde qui les entoure.
Avec cette invitation, le fifib rend hommage à Pier Paolo Pasolini, artiste total, écrivain, poète et réalisateur.

23 octobre, 20:00 – TnBA

A Girl Walks Home Alone At Night

Ana Lily Amirpour

Dans la ville étrange de Bad City, lieu de tous les vices où suintent la mort et la solitude, les habitants n’imaginent pas qu’un vampire les surveille. Mais quand l’amour entre en jeu, la passion rouge sang éclate… « Le premier western spaghetti de vampire en Iran », pour reprendre les mots de sa réalisatrice Ana Lily Amirpour.

24 octobre, 11:30 – Cinéma Utopia

Tangerine

Sean Baker, Chris Bergoch

« Pendant vingt-quatre heures, la veille du jour de Noël, le film accompagne sans discontinuer la course de deux héroïnes hors norme, circulant dans les zones interdites de la Cité des anges. […] Un monde interlope, à la fois lumineux et cauchemardesque, que Sean Baker restitue avec acuité et empathie […]. Bricolé avec trois iPhone et quelques milliers de dollars, ce portrait de ville relève du coup d’éclat formaliste, exploitant à merveille les nouvelles potentialités des images numériques. » Romain Blondeau, Les Inrocks. JEANNE SWIDZINSKI ( Présidente de l’association Trans3.0) viendra présenter le film

22 octobre, 18:00 – Cinéma CGR Le Français

23 octobre, 11:15 – Cinéma UGC Ciné Cité

Évolution

Lucile Hadžihalilović, Alanté Kavaïté

Nicolas, onze ans, vit avec sa mère dans un village isolé au bord de l’océan, peuplé uniquement de femmes et de garçons de son âge. Dans un hôpital qui surplombe la mer, tous les enfants reçoivent un mystérieux traitement. Nicolas est le seul à se questionner. Il a l’impression que sa mère lui ment et il voudrait savoir ce qu’elle fait la nuit sur la plage avec les autres femmes. « Lucile Hadžihalilović poursuit ses expérimentations en vase clos, sa description du monde dans un monde. Chez elle, le mystère n’est pas effrayant, il est beau, inspirant, fascinant. Il aide à avancer, à se surpasser, à survivre. » Romain Le Vern

22 octobre, 18:00 – Cinéma CGR Le Français

23 octobre, 11:15 – Cinéma UGC Ciné Cité