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Focus jeune cinéma algérien

Focus jeune cinéma algérien

Le 8 janvier 2016, le quotidien algérien El Watan Week-End publie un dossier intitulé " 50 Algériens à suivre " . Parmi eux, Hassen Ferhani, le jeune réalisateur de Dans ma tête un rond-point. Situé dans les abattoirs du quartier du Ruisseau à Alger, ce film enregistre les gestes et la parole d’une jeunesse qui rêve d’ailleurs et d’amour. En France, dans L’Humanité Dimanche, on titre joliment que dans ce lieu où l’on verse le sang des bêtes, " c’est la poésie qui tranche " . Tel est le désir du fifib vis-à-vis du jeune cinéma algérien contemporain : montrer des œuvres où le poétique et l’artistique tranchent, transcendent le politique et les conditions complexes dans lesquelles ces oeuvres sont réalisées – aide de l'Etat (le FDATIC, fonds pour le cinéma du Ministère de la Culture Algérien), travail des producteurs locaux, fonds étrangers comme avec le " contrebandier " Samir dans la poussière et sa traversée majestueuse de l'Algérie rurale. Cette percée du jeune cinéma algé- rien, on la trouvera également du côté du magnifique Le Jardin d'essai comme dans Alger, après, portrait saisissant de la capitale réalisé depuis l'habitacle d'une voiture. Dans les deux cas, une mise en scène de la difficulté à faire un film. On trouvera un deuxième film motorisé dans ce focus, comme contrechamp, son ailleurs : c'est l'Algérie vue depuis Montréal la Blanche. Enfin, Kindil est un remarquable film de genre, à la fois comme récit inspiré de la mythologie et comme critique féroce de la violence faite aux femmes. Que tranche la poésie

Nathan Reneaud

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