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Carte Blanche Olivier Assayas

De The Clash à New Order, le punk et ses rejetons post-punk et new wave sont indissociables d’Olivier Assayas. Ce dernier rappelle en interview que " rien ne pouvait être plus comme avant " à leur écoute, et que la musique fut responsable de ses plus intenses émotions artistiques avant même le grand écran. Le cinéaste a traduit cette énergie dans les BO de ses films, sa passion pour les marges, ainsi que dans ce programme de films de la période qu’il a spécialement choisis pour le fifib. Il est naturellement question de musique ici : Blondie, Patti Smith, les Ramones et les Talking Heads mettent le feu à la scène punk new-yorkaise dans The Blank Generation, tandis qu’outre-Atlantique, un working class hero traîne aux basques des Clash dans Rude Boy. Mais un cinéma punk/new wave n’est pas qu’un juke-box nostalgique, aussi bonnes les chansons soient-elles. C’est la même fierté crâneuse, une rage d’exister et de démanteler le système que l’on retrouve chez le " ghost rider " à moto de Scorpio Rising une décennie avant, ou, plus tard, chez les soldats de Contact ou dans la télévision malade de Videodrome. Les Clash chantaient dans White Riot : " Estce que tu prends le dessus / Est-ce que tu obéis aux ordres? / Est-ce que tu recules? / Est-ce que tu avances? " . Tous ces films vont de l’avant, coûte que coûte.


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