AMBASSADEUR.E.S| FIFIB 2020

Sur l’année écoulée, l’envie de transmettre l’amour pour le cinéma et d’agrandir la petite famille du FIFIB s’est exprimée de manière plus forte encore. Pour la première fois, le festival accueille donc des ambassadeur·e·s, cinéphiles de 19 à 70 ans prêt.e.s à diffuser la bonne parole du 7e art. En apparence différent.e.s, ils et elles sont bel et bien mu.e.s par l’envie de transmettre leur passion et de partager nos valeurs.

 

Ils sont Michel Ibanez, Julie Britay, Dylan Sammarcelli, Augustin Beau, Julie Rabeyrolles, Remy Joblon, Pierre Guidez, Guillaume Creton, Bahtim Aras, Mathilde Piraube, Louise Naudot et Salomé Denise. 

AMBASSADEUR.E.S​

FIFIB 2020

Sur l’année écoulée, l’envie de transmettre l’amour pour le cinéma et d’agrandir la petite famille du FIFIB s’est exprimée de manière plus forte encore. Pour la première fois, le festival accueille donc des ambassadeur·e·s, cinéphiles de 19 à 70 ans prêt.e.s à diffuser la bonne parole du 7e art. En apparence différent.e.s, ils et elles sont bel et bien mu.e.s par l’envie de transmettre leur passion et de partager nos valeurs.

 

Ils sont Michel Ibanez, Julie Britay, Dylan Sammarcelli, Augustin Beau, Julie Rabeyrolles, Remy Joblon, Pierre Guidez, Guillaume Creton, Bahtim Aras, Mathilde Piraube, Louise Naudot et Salomé Denise. 

Des films qui ont fait l'unanimité DEs ambassadeur·e·s du FIFIB 2020...

La loi de Téhéran (Just 6.5) de Saeed Roustaee (Grand Prix de la Compétition Internationale)
Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors Compétition) 
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Et des coups de coeur personnels...

Les coups de coeur de Julie 
  • The Last HillBilly de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe (Compétition Longs Métrages français) 
  • Forensickness de Chloé Galibert Laîné (Compétition Contrebande) 
  • Les petites marguerites de Věra Chytilová (Focus Lio)

     

Le mot de la fin de Julie…
Les coups de coeur de Guillaume…
Petite fille de Sébastien Lifshitz (Hors Compétition) 

« Du cinéma avec des vrais morceaux de vie. » Petite fille, Sébastien Lifshitz

Je suis rentré dans la salle de cinéma sans savoir ce qui m’attendait. Seul le titre me donnait un indice de ce qui pouvait arriver à l’écran. Les lumières s’éteignent et le film commence sur une petite fille qui joue dans sa chambre. S’en suit une très belle scène quasi onirique de bataille de boule de neige en famille. Une ambiance ultra cinématographique se dégage de ce début de film, appuyé par le cinémascope. Je suis pris dans l’ambiance visuelle et musicale du film. Et ce n’est pas fini.

Scène suivante. La mère de la petite fille rencontre un médecin et on apprend que la petite fille, Sasha, est née garçon. A partir de là, le film prend une toute autre dimension.

En sortant de la séance, je n’ai pas réussi à savoir ce que j’avais vu. Pour utiliser une métaphore alimentaire, la première chose qui m’est venu c’est de me dire « Ce film, c’est du cinéma, avec des vrais morceaux de vie dedans ». Oui, comme les yaourts aux fruits. Comme on peut dire que j’ai dévoré ce film, nous pouvons continuer dans cette métaphore.

Ce film est frais. Ce film est sucré. C’est une boule d’amour qu’on a envie de partager avec le monde. Les personnages se montrent tellement d’affection entre eux, ils sont tellement lucides, compréhensifs, attachants les uns envers les autres. On a envie de serrer tout le monde dans ses bras grâce à toute cette bienveillance (mais on n’a pas le droit, ce n’est pas COVID). C’est un vrai shoot d’ocytocine pour le spectateur qui se sent inclus dans cette famille comme un membre à part entière.

Mais, passé ce goût agréable, passée l’onctuosité vient l’arrière-goût amer. Tout cet amour donné à Sasha n’en est que plus déchirant tant les réactions de son école, de ses professeurs et de ses camarades face à sa différence font naître dans notre ventre une profonde colère et une profonde tristesse. Mais c’est paradoxalement cette amertume qui fait tout le sel de ce film.

Lifshitz ne cesse de faire passer le spectateur par tout le spectre des émotions si bien qu’en sortant de la salle, il nous faut un moment pour digérer ce qui vient d’être projeté devant vous. Impossible de sortir de ce film sans avoir ressenti quelque chose de fort, de puissant. Sébastien Lifshitz a cette capacité à nous emmener avec lui dans l’intimité d’une famille sans jamais passer la limite du voyeurisme. Il nous propose de regarder ce moment de vie en mettant la caméra à la hauteur de l’enfant avec qui nous souffrons, nous rions et nous aimons pendant une heure et demie.

En plus de la qualité intrinsèque du film, il est aussi d’intérêt public pour briser le tabou de la transidentité. J’espère que le souhait de Sasha qui confiait à Sébastien qu’elle voulait faire ce film pour que « les gens voient la réalité» sera exaucé et saura faire avancer certaines mentalités arriérées.

Petite Fille, un film à consommer sans modération.

 

Le mot de la fin de Guillaume…
LUX ÆTERNA de Gaspar Noé présenté par Guillaume 
La cousinade de Yann BerlieR et Lola Cambourieu
(Mention Spéciale du jury Contrebande) 

« Inceste ou vérité ? » La cousinade, Yann Berlier et Lola Cambourieu

A la dernière édition du FIFIB, Yann Berlier et Lola Cambourieu m’avait déjà mis une claque avec leur film « Automne malade », un court métrage à la fois touchant et terriblement gênant où l’on sort de la salle en essayant de faire la liste des sentiments paradoxaux  qui nous ont envahis.

Avec « La cousinade », qui met en scène un huis-clos alcoolisé entre cousins dans un camping-car, on a enclenché la vitesse supérieure. Ici, on laisse la part belle aux acteurs-improvisateurs qui portent le film de bout en bout.

Tout commence assez innocemment, on parle de tout et de rien, des souvenirs d’enfance, on boit quelques verres. Et le jeu « Action ou vérité » entre cousins commence. Dans la tête du spectateur, la combinaison entre « Action ou vérité » et « soirée entre cousins ivres »,  installe directement le malaise. Ce jeu, c’est le début de l’exploration sexuelle et amoureuse, celle où on teste nos limites.

L’ironie dramatique est présente : le mot inceste clignote en permanence dans l’esprit du spectateur alors que les personnages commencent la partie. On vous a déjà fait ce coup-là : un ami à vous se saisit d’un élastique et commence à vous viser en tirant dessus et pendant quelques secondes, il s’amuse de votre réaction : les mains devant le visage, les yeux plissés, tentant d’éviter le choc à venir. Et bien dans ce cas précis, l’ami, ce sont les réalisateurs, et l’élastique, c’est l’inceste. Et il va vous claquer au visage.

Le jeu, l’alcool, la promiscuité, la fatigue sont autant d’éléments qui vont pousser les personnages à parler, parler franchement, sans filtres et à faire ressortir les non-dits, les sous-entendus, les secrets inavouables. Le film flirte avec les tabous, joue avec nos limites morales et sociales et surtout, donnera la chair de poule à Claude Lévi-Strauss.

Le malaise grandit jusqu’à nous pousser à détourner les yeux. On se pose alors la question : pourquoi cela nous gêne-t-il autant ? Ce n’est qu’une histoire projetée sur un écran. Mais cette histoire, c’est celle d’une famille, un point commun que partagent tous les spectateurs. D’aucun me parleront des orphelins, et c’est là où les deux réalisateurs testent nos limites : Qu’est-ce que la famille ? Notre entourage durant l’enfance ? Un simple lien de sang ? Un lien d’amour ?

On ne peut qu’être impressionné par la manière dont le film interroge nos propres barrières et nous emporte avec lui dans l’exploration des tabous de notre société.

Les coups de coeur de Mathilde 
  • Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors compétition) : « un voyage de 2h30, j’en redemande » 

 

  •  La loi de Téhéran (Just 6.5) de Saeed Roustaee (Compétition Internationale) : « pour le jeu d’acteur et la fin si belle malgré l’horreur de ce qui est dénoncé » 

 

  • A l’abordage de Guillaume Brac (Hors Compétition) : « parce qu’il fait du bien, une histoire légère dans l’air du temps, avec de super acteur·rice·s »

 

+ Bonus : « parce que le FIFIB c’est génial et que je ne sais pas choisir » 

  • L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania (Hors Compétition) : « un véritable univers plastique, on y pénètre réellement comme dans une toile »

 

+ Mention spéciale pour…

  • Gagarine de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh (Compétition Longs Métrages français) : « pour sa BO et l’effet de confusion planant qu’il procure…est-ce qu’on se trouve dans une salle de cinéma ? dans un immeuble du 94 ? dans l’ISS ? » 
Gagarine de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh présenté par Mathilde 
Les coups de coeur de Julie 
Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma présenté par Julie
  • Teddy de Ludovic et Zoran Boukherma (Compétition Longs Métrages français)

  • La loi de Téhéran (Just 6.5) de Saeed Roustaee (Compétition Internationale)

  • Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors compétition)

  • ADN de Maïwenn (Film d’ouverture)

  • A l’abordage de Guillaume Brac (Hors compétition)

  • Camille sans contact de Paul Nouhet (Compétition Contrebande) 
Julie recueille les avis du public à la sortie des séances… 
(Echanges filmés par Augustin Beau)
  • Coup de coeur de Bastien, jeune spectateur, pour sa première édition du FIFIB, pour Le diable n’existe pas réalisé par Mohammad Rasoulof
  • Coup de coeur de Sol, jeune ambassadeur Caméo, habitué du FIFIB, pour The Best is Yet to Come réalisé par Wang Jing et Trop d’amour de Frankie Wallach
Le mot de la fin de Julie…
Les coups de coeur de Louise 
Les photos au Kodak de Louise…
  • Gagarine de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh (Compétition Longs Métrages français) 

  • Sème le vent de Danilo Caputo (Compétition Internationale) 

  • Trop d’Amour de Frankie Wallach (Compétition Longs Métrages français)

  • Indes Galantes de Philippe Béziat (Hors Compétition) 

  • The Best is Yet to Come de Wang Jing (Compétition Internationale) 

  • L’homme qui a vendu sa peau de Kaouther Ben Hania (Hors Compétition) 

  • L’Origine du Monde de Laurent Lafitte (Film de clôture)
Louise, ambassadrice du FIFIB 2020
Les coups de coeur de Rémy 
Le mot de la fin de Rémy…
  • La loi de Téhéran (Just 6.5) de Saeed Roustaee (Compétition Internationale)

  • Rouge de Farid Bentoumi (Compétition Longs Métrages français) 

  • Le focus sur Laetitia Dosch (Jeune femme, Nos batailles, La bataille de Solférino…) 

  •  Les petites marguerites de Věra Chytilová (Focus Lio)
Les coups de coeur de Salomé 
  • The Last Hill Billy de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe (Compétition Longs Métrages français)

  • Petite fille de Sébastien Lifshitz (Hors compétition)

  • Un printemps à Hong Kong de Ray Yeung (Compétition internationale) 
Les coups de coeur de Michel 
Un ambassadeur Connecté
  • Sans signe particulier de Fernanda Valadez (Compétition Internationale)

  • La loi de Téhéran (Just 6.5) de Saeed Roustaee (Compétition Internationale) 

  • Passion Simple de Danielle Arbid (Compétition Internationale) 

  • Gagarine de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh (Compétition Longs Métrages français) 

  • Sème le vent de Danilo Caputo (Compétition Internationale) 

  • Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors Compétition) 

  • ADN de Maïwenn (Film d’ouverture)
Michel, un ambassadeur connecté !
Les coups de coeur de Bahtim 
Les photos de Bahtim…
  • La loi de Téhéran (Just 6.5) de Saeed Roustaee (Compétition Internationale) 

  • Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors Compétition) 

  • Un printemps à Hong Kong de Ray Yeung (Compétition Internationale)

  • Le départ de Saïd Hamich Benlarbi (Compétition Courts Métrages français) 
Bahtim, une ambassadrice passionnée
Le mot de la fin de Bahtim…
L’acrostiche de fin
Les coups de coeur de Pierre 
A l’abordage ! ou le merveilleux film de Guillaume Brac 
  • The Last Hill Billy de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe (Compétition Longs Métrages français) 

  • A l’abordage ! de Guillaume Brac (Hors compétition)

  • Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors compétition)

  • Sème le vent de Danilo Caputo (Compétition Internationale)

Du cinéma solaire au 1er degré : un film choral dans lequel chaque personnage est un rayon, et éclaire tout spectateur par son lumineux réel. 

 

C’est que le film documente : la jeunesse est riche et sensible, elle nous renseigne sur la pluralité des vécus amoureux, afin d’en construire un sentiments à la fois stable et pluriel. 

Surtout, c’est un film poltique dans sa chair, qui entend donner une identité à tous et à toutes, antithèse du cinéma de vancaces de la bourgeoisie française. 

 

Et c’est si drôle, si brillamment mis en scène, si intelligemment joué : tous les acteurs sont autant de révélations, et on sent que la mise en scène s’est construite autour des désirs de personnages. 

 

Un mois après l’avoir vu, il reste une image imprégnée en moi : 

une jeune maman célibataire seule en vacances se baigne, pour la 1ère fois de ses vacances, sous le regard bientôt amoureux d’un très doux nouvel ami.

Les coups de coeur de Dylan 
Mention spéciale pour Dylan qui a réalisé toutes les vidéos
« Coups de coeur » des ambassadeur·e·s 
  • Ammonite de Francis Lee (Hors Compétition) 

  • Shakira de Noémie Merlant (Compétition Courts Métrages français)

  • Le diable n’existe pas de Mohammad Rasoulof (Hors Compétition) 
Les coups de coeur d’Augustin 
Rouge de Farid Bentoumi présenté par Augustin 
  • Shakira de Noémie Merlant (Compétition Courts Métrages français) 

  • Passion simple de Danielle Arbid (Compétition Internationale) 

  • L’Origine du Monde de Laurent Lafitte (Film de clôture) 
Le mot de la fin d’Augustin…
Merci à tous et à toutes pour votre investissement, votre regard et votre soutien au festival et à tous ces beaux films !