Les lauréats du c.l.o.s. 2020

Pour la troisième année consécutive, le FIFIB organise sa résidence au Chateau de Saint-Magrin (Charente-Maritime). Chaque participant est accompagné dans son travail par un intervenant de son choix. La sélection de cette année compte cinq lauréats basés en France. La résidence aura lieu du 6 au 13 octobre 2020 et se terminera le mercredi 14 octobre au Théâtre Molière, dans le cadre du FIFIB, par une présentation des projets.

INTERVENANTE : Marine Atlan, directrice de 

la photographie et réalisatrice

Lola HALIFA-LEGRAND

Hyènes (long métrage)

Lola Halifa-Legrand est une autrice et réalisatrice française. Diplômée des Arts décoratifs de Paris et du Royal College of Art (Royaume-Uni), elle a d’abord exercé en tant que graphiste avant de se diriger vers l’écriture et la réalisation.

 

Son travail s’inspire de langue parlée et d’improvisation qu’elle aime allier a des scènes écrites et à un univers littéraire. En recherche de nouvelles formes narratives, sa pratique multidisciplinaire inclut des collaborations avec des artistes et illustrateurs.

 

Le film d’animation Filles Bleues Peur Blanche qu’elle a écrit et co-réalisé avec l’artiste Marie Jacotey, produit par Miyu avec le soutien de Canal +, fait partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2020. 

Elle collabore actuellement avec l’illustrateur Yann le Bec sur un roman graphique à paraître en 2021, et sera en résidence courant 2021 avec l’artiste Hilda Hellström. En parallèle, Lola Halifa-Legrand vient de finir l’écriture de son premier roman.

En route pour vider sa maison d’enfance, une mère accompagnée de ses deux filles percute un homme dans la nuit. Alors que les trois femmes le découvrent inconscient et blessé, la mère décide de garder l’homme captif.

 

Effrayée par la sauvagerie de sa mère, l’aînée fuit, tandis que la cadette reste. Dès lors, leurs chemins se séparent. L’aînée se replongera dans l’enfance de sa mère par un récit habité, alors que sa cadette suivra la mère jusqu’à une issue tragique.

 

Hyènes retrace le destin d’une lignée de femmes marquées par un rapport trouble aux hommes. Émaillées par le viol et le patriarcat, entre résistance et rébellion, elles luttent pour trouver leur place et un endroit d’amour juste.

INTERVENANT : Nathan Blume, chef opérateur.

Nabil BELLAHSENE

La Métamorphose (long métrage)

Nabil Bellahsene, « filmateur » de 34 ans, est né en Algérie et a émigré en France à l’âge de 14 ans. Il a étudié la médecine, puis le cinéma à l’Université de Bordeaux, de Paris, de

Californie et à l’école EICTV à Cuba. Il appartient à un collectif artistique : Kloudbox.

 

Il écrit actuellement son premier long métrage documentaire, La Métamorphose, produit par To Be Continued productions. Il a créé le cinéma spontané.

Je vis en France depuis 20 ans et je suis Algérien. J’ai décidé de demander la nationalité française mais je ne veux pas juste me contenter de remplir le formulaire Cerfa n° 12753*02

de demande de naturalisation. 

 

Je veux documenter mon parcours, mes émotions, mes espoirs et mes questionnements sur ma double identité. Je veux devenir français, par amour, par désir, par envie. Mais ce choix implique-t-il un renoncement ?

INTERVENANTE : Catherine Paillé, scénariste

Marielle GAUTIER

Tonie (long métrage)

C’est en 2014 que Marielle Gautier sort diplômée en section réalisation de la première promotion de l’Ecole de la Cité, dirigée par Luc Besson.

 

Elle réalise la même année plusieurs courts métrages, dont Ich Bin Eine Tata, primé au festival international de Clermont-Ferrand, avant de co-réaliser son premier long-métrage en collaboration avec Hugo Thomas, ainsi que Zoran et Ludovic Boukherma. Willy 1er est présenté dans la sélection de l’Acid au Festival de Cannes 2016, et primé par la suite dans de nombreux festivals.

Antonine, jeune fille solitaire et réservée, a une sale manie : elle s’arrache les cheveux. Ses parents, qui ne croient qu’en la médecine alternative, font tout pour l’aider, sans résultats. Ils font alors appel à leur dernier recours : Fred, un guérisseur qui, paraît-il, fait des miracles. 

INTERVENANTE : Mikky Blanco, rappeuse et poète

Valentin NOUJAïM

Héliogabale (court métrage)

Né en France en 1991 de parents libanais et égyptiens, Valentin Noujaïm intègre en 2016 la Fémis, en département scénario. Il en est diplômé depuis juillet 2020. Entre 2018 et 2019, Valentin réalise deux courts métrages autoproduits : Avant d’oublier Héliopolis, un documentaire de création et un film expérimental de science-fiction, L’Étoile bleue.

 

Son premier court métrage de fiction, Les Filles destinées (produit par Kometa Films et Iliade et Films) est en pré-production. Valentin écrit également son premier long-métrage, La Nuit des reines, une coproduction franco-italienne.

Tout commence lorsqu’une pierre noire tombe du ciel en Syrie, il y a 4000 ans. Lorsque Héliogabale naît en 203 après JC dans une famille matriarcale de reines assyriennes aux moeurs légères, la pierre noire prédit qu’il deviendra empereur des Romains et changera la face du monde.

 

Mais Héliogabale avait une autre mission que de gouverner. Héliogabale, le diable au corps, souhaitait la révolution, la révolution des moeurs, la révolution politique, la révolution des sexes et des genres. Héliogabale allait changer le sexe du monde.

Loïc HOBI

La Guerre des puceaux (long métrage)

Loïc Hobi est né en Suisse en 1997 où il grandit jusqu’à ses 20 ans avant de rejoindre Paris en 2017 pour intégrer l’École de la Cité de Luc Besson. 

En 2019, il tourne son film de diplôme, L’Homme jetée, et réalise parallèlement plusieurs films expérimentaux dont Face à Face dans la nuit, tourné en ligne. Son nouveau court, Les Nouveaux dieux, interroge la violence des images sur Internet.

 

En 2020, il tourne The Life Underground, un coming of age dans les entrailles du métro et développe déjà ses prochaines fiction telles que Alexx196 et la plage de sable rose et La Guerre des puceaux.

Dans quelques jours, le jeune Preston devra participer, comme les autres mecs de son âge, à la guerre insensée que son pays livre à une ancienne colonie. Avec son meilleur ami Jordan, ils s’étaient promis de conclure avec une fille avant d’être conscrit, mais les années sont passées bien trop vite. Preston n’a désormais qu’une chose en tête : perdre enfin sa virginité.

 

À l’aube d’une mission suicide, dans une caserne militaire qui, la nuit tombée, révèle les frustrations des soldats bien trop jeunes pour se battre, Preston découvrira qu’au-delà d’une relation charnelle, c’est mourir sans connaître d’affection qui le tétanise.